Violence éducative : Gifles ou fessées, si on arrêtait?

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Toute violence physique peut avoir un retentissement sur nos enfants.

La Fondation pour l’Enfance initie une nouvelle campagne de sensibilisation pour faire réfléchir et changer des mauvaises habitudes souvent héritées de notre éducation.

Violence éducative: il n’y a pas de petite claque

Paris, le 18 juin 2013 – La Fondation pour l’Enfance et l’agence ROSAPARK lancent la nouvelle campagne TV et web de prévention des violences éducatives ordinaires : « Il n’y a pas de petite claque ! »

Dans la suite de la campagne déjà menée en 2011 sur ce thème, la Fondation pour l’Enfance diffuse un nouveau film de sensibilisation et de prévention grand public, contre les violences éducatives ordinaires envers les enfants, à l’aide d’un spot de 30 secondes réalisé gracieusement par l’Agence ROSAPARK.

« Il n’y a pas de petite claque, ni de petit coup, toute violence envers nos enfants peut avoir des conséquences sur leur santé physique et psychologique » déclare le Dr Gilles LAZIMI, coordinateur de la campagne.

Ne pas banaliser les gestes de violence éducative

«Ces violences banalisées, tolérées par la société, peuvent avoir des conséquences sur le développement de l’enfant. Un certain nombre aura des séquelles en termes de santé, d’apprentissage et de développement.

Pour leur bien-être et celui de notre société, nous devons apprendre à les supprimer» ajoute le Dr LAZIMI.

Ces pratiques peuvent conduire à des impasses éducatives graves et parfois des situations de maltraitance.

Plus de 50% des parents commencent à frapper leur enfant avant l’âge de deux ans, persuadés par l’éducation qu’ils ont reçue que cela leur est utile et profitable !

La transmission transgénérationnelle des violences éducatives était l’objet de la première campagne que la Fondation avait menée en avril 2011, grâce au soutien et partenariat de nombreuses chaînes de télévision.

«Il était important de déculpabiliser les parents en expliquant que nous sommes parents avec l’enfant que nous avons été, et que notre éducation nous amène de manière consciente ou inconsciente à reproduire des pratiques potentiellement dangereuses, tout en pensant au bien de nos enfants.» rappelle le Dr LAZIMI.

«D’un point de vue éthique, ces violences sont injustifiables. Entre adultes,toute violence est un délit, alors pourquoi ne l’est-elle plus quand elle a pour cibles nos enfants?» déclare le Dr Emmanuelle PIET.

Trente deux pays ont interdit par la loi les violences éducatives ordinaires en direction des enfants, mais la France n’y a pas encore souscrit.

 

L’objectif de ce film est de sensibiliser les adultes,les parents que nous sommes, au fait qu’il n’y a pas de petit coup, ni de petite claque lorsqu’ils sont donnés à un enfant. Toute violence physique, même «mineure», peut avoir des conséquences en matière de santé et de développement de l’enfant.

Violence éducative : la campagne de la Fondation pour l’Enfance

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