Marcel Rufo et l’enfance heureuse

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Marcel Rufo, que l’on ne présente plus, nous livre son état des lieux de l’enfance en France.

Enfants heureux: trop d’inquiétude nuit!

Comment vont les enfants dans notre pays, aujourd’hui ? Spontanément, vous diriez quoi ?

Honnêtement, ils vont très bien. A tel point que l’on se paie même le luxe de s’occuper de ceux qui vont mal, ce qui n’est pas le cas de tous les pays du monde. C’est intéressant votre question. Il faut faire attention à cette sorte de pessimisme idiot français. Si les parents s’inquiètent pour leurs enfants, j’ai envie de dire : qu’ils voyagent un peu !

Ils s’inquiètent excessivement ?

Non, je trouve que c’est bien. Les parents ont fait indiscutablement des progrès et ça retentit sur les enfants. Les parents osent enfin « consommer » les pédopsychiatres. C’est un progrès fabuleux quand même que de dire « on va voir un tiers pour que ça aille mieux entre nous ». Je crois que nous sommes un pays remarquablement démocratique au niveau de l’enfance.

On parle beaucoup du malaise de l’Education nationale, des rythmes scolaires, des difficultés des profs. A votre sens, que faudrait-il vraiment réformer dans ce domaine pour le bien-être des enfants ?

L’école a pris une importance majeure. C’est la chose la plus importante pour les parents et les enfants. A mon sens, il y a deux réformes à faire : 12 élèves par classe et que les profs travaillent le double. D’ailleurs, c’est lié. Une plus grande implication des profs, notamment avec des élèves difficiles, est incontournable.