L’école 2.0 au secours de l’échec scolaire

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L’institut Montaigne, en partenariat avec le Boston Consulting Group, publie un rapport sur les apports du numérique pour lutter contre l’échec scolaire dès la maternelle en permettant une meilleure approche des savoirs fondamentaux.

Le rapport intitulé Le numérique pour réussir dès l’école primaire présente 18 propositions concrètes pour dynamiser l’utilisation du numérique à l’école et le rendre efficace dans la lutte contre l’échec scolaire. «Conçu comme un outil capable de consolider les acquis fondamentaux, d’une part, puis comme un savoir à part entière, d’autre part, il pourrait permettre de lutter plus efficacement contre l’échec scolaire».

Alors que le plan numérique annoncé par le gouvernement cible essentiellement le collège, l’Institut Montaigne préconise une prise en charge 2.0 dès l’école maternelle. En effet, les recherches sur lesquelles se sont appuyés les auteurs de ce rapport révèlent que 95% des enfants peuvent réussir, lorsque des méthodes d’enseignement appropriées sont mises en place tôt.

Tel qu’il est décrit dans le rapport le développement du numérique permettra donc d’individualiser l’enseignement en fonction des progrès comme des difficultés de chaque élève, d’utiliser les données recueillies pour améliorer les performances du système éducatif et de favoriser l’autonomie et la créativité des élèves. Cependant rien ne pourra être fait sans un gros effort de formation tant du côté des enseignants que du côté des élèves.

D’après les experts avant le CE2 cette évolution peut augmenter le temps d’apprentissage et ainsi réduire l’échec scolaire, par une acquisition plus efficace des savoirs fondamentaux: parler, lire, écrire et compter. Sans toutefois remplacer les interactions entre les enfants et avec les enseignants qui sont indispensables. L’outil numérique est utilisé pour s’adapter à chaque enfant afin de détecter le plus tôt possible ses difficultés et l’aider à progresser.

Dans cette configuration, ce nouvel outil pourra être considéré comme un nouveau savoir fondamental à partir du CM1.
«Trop souvent encore, la révolution numérique en marche est perçue comme une menace pour notre système éducatif. J’espère que ce travail saura convaincre des formidables opportunités qu’elle peut au contraire offrir et proposer des solutions pratiques pour donner au corps enseignant un accompagnement et des moyens à la mesure de son engagement», déclare Henri de Castries, Président de l’Institut Montaigne, et pilote du groupe de travail qui a produit ce rapport.