Le syndrome du « nid vide », qu’est-ce que c’est ?

PARTAGER SUR

Dans une famille, lorsque le petit dernier quitte la maison pour prendre son indépendance, il n’est pas rare pour les parents de ressentir une certaine confusion. C’est ce que l’on appelle le syndrome du « nid vide ». D’où vient ce trouble ? Touche-t-il les deux parents de façon égale ? Les enfants en souffrent-ils ?

Un enfant qui quitte le domicile familial est une étape dans la vie d’un parent. C’est une page qui se tourne et qui change immanquablement le quotidien.

Sans que cela soit vraiment conscient, le départ d’un enfant s’accompagne souvent d’un sentiment de morosité, un certain vague à l’âme. Cela s’appelle le syndrome du « nid vide». Les enfants mobilisent une grande partie de l’attention et de l’énergie de leurs parents, alors il n’est pas étonnant de ressentir ce mal-être, cette gêne par rapport à ce nouveau temps libre.

Comment appréhender le syndrome du nid vide ?

Le syndrome touche principalement les mères, et les parents au foyer qui ont plus tendance à organiser leur vie autour de celle de leurs enfants.

C’est un état passager que les parents peuvent apprivoiser au fil du temps. Il est, d’une part lié au fait que l’on s’inquiète de savoir l’enfant seul , et d’autre part lié au vide que celui-ci laisse derrière lui physiquement et affectivement.

Se rendre compte que son enfant est autonome et qu’il réussit à gérer sa vie aide à passer le cap. Le tout est de ne pas transmettre ses angoisses à son enfant et de n’intervenir que si celui-ci le demande.

Des ajustements sont nécessaires également au niveau du couple parental. La place prise par l’enfant conduit souvent à occulter certains problèmes de couples qui vont resurgir à ce moment-là. Les parents ont besoin de se retrouver, de réinvestir en tant que couple la place prise par la fonction parentale. Le départ d’un enfant est l’occasion de faire le point, de savoir si la flamme est toujours là et de réagir pour la raviver.