L’origine de la dyslexie enfin identifiée

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Des chercheurs de l’Inserm, du CNRS et de l’Ecole Normale Supérieure pensent avoir trouvé la cause de la dyslexie. Ces derniers découperaient et percevraient les sons de la parole trop finement. Explications.Avant toute chose il convient de bien comprendre ce qu’est la dyslexie. Les 5 à 10% d’enfants en âge scolaire atteints de cette maladie souffrent principalement de 3 problèmes : mauvaise correspondance des sons et de la parole, mémoire à court terme défaillante et difficultés à nommer des images.

On parle ainsi du problème d’association entre les phonèmes, la plus petite unité de son capable de produire un changement de sens (par exemple lampe/ rampe), et les graphèmes qui retranscrivent à l’écrit les premiers. Concrètement ils confondent la lecture de lettres voisines comme le « s » et le « ch », et inverse l’ordre des lettres, ce qui rend la lecture hachée et incompréhensible.

 

Le cortex auditif coupable

Anne-Lise Giraud, du laboratoire de neurosciences cognitives et ses collègues ont enregistré la réaction cérébrale de 44 individus, dont 23 dyslexiques par magnéto encéphalogramme sur un son  d’amplitude comprise entre 10 et 80 hertz. Les cortex auditifs des patients montrent une « sensibilité réduite » au niveau de 30 hertz, soit un déficit dans le découpage des phonèmes (problème de la mauvaise correspondance son/parole).

En revanche la mémoire demeure trop rapide, vers 60 hertz, occasionnant un découpage plus rapide du son. Ce qui entraîne la formation de nombreux « paquets » de sons, polluant ainsi la mémoire à court terme (souci mémoire court terme). Une seule anomalie pour tous les symptômes : cette découverte annonce des progrès dans le traitement.

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