L’optimisme, ça s’apprend… surtout aux enfants !

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Si nos gènes déterminent entre 30 et 50% de notre capacité à voir la vie en rose, le reste dépend de nous ! Bonne nouvelle : l’optimisme est donc un état d’esprit à acquérir et à cultiver au quotidien. Un joli cadeau à offrir à nos enfants dès tout-petits. Mais concrètement, comment fait-on pour leur transmettre le virus du positivisme ?

Racontez-lui de belles histoires

La réalité est une série de faits bruts. Le monde n’est ni positif ni négatif : il est, simplement. C’est notre discours intérieur (guidé par nos croyances) qui l’habille de sens : généralisations, jugements, suppositions… « Alors pourquoi attendre que la réalité change puisque c’est nous qui la créons ? », s’interroge Yves-Alexandre Thalmann, psychologue et auteur de « Devenir optimiste grâce à la psychologie narrative » (Marabout). Pour Martin Seligman, fondateur en 1998 de la psychologie positive, un optimiste est d’abord un individu qui dispose d’un certain « style explicatif », autrement dit une interprétation positive de l’adversité.

Pour apprendre aux enfants à voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide, commençons par faire attention à notre propre façon de relater un récit ! « Entraînons-nous en leur présence à penser « alternatif positif », conseille Yves-Alexandre Thalmann. Autrement dit, entre plusieurs hypothèses, à priori aussi valables les unes que les autres, choisissons toujours celle qui nous semble la plus favorable. Il sera toujours temps pour eux d’enquêter par la suite pour savoir s’ils ont eu ou non raison de penser ainsi, et d’en tirer des apprentissages. »

En situation : Votre enfant est « planté » à la dernière minute par son meilleur ami. Instinctivement, il va penser : « Je ne l’intéresse plus » ou « Il a trouvé un meilleur plan ». Aidez-le à élargir le champ de sa réflexion en lui suggérant : « Il n’a peut-être plus de batterie sur son téléphone portable », « Il est malade », « Il a un empêchement et ne peut te joindre », etc…

Reformulez sans négation

« La manière de nous exprimer impacte non seulement notre humeur mais aussi celle de nos proches. De plus, les formulations négatives sont difficilement assimilables par le cerveau. Si on vous demande de ne pas imaginer un éléphant rose, c’est la première chose que vous ferez ! « Choisir d’interpréter positivement tel ou tel événement est un parti pris qui nous permet de nous concentrer sur ce que nous avons plutôt que sur ce qui nous manque », analyse Yves-Alexandre Thalmann. Cela doit devenir un réflexe en famille. Proposez cet exercice sous forme de jeu. Le premier qui formule une expression négative a un gage !

En situation : A la place de « N’aie pas peur », « N’oublie pas de », « Ne prend pas froid »… dites plutôt : « Aie confiance », « Rappelle-toi », « Couvre-toi bien ». Idem pour formuler un objectif : « Arrête de faire de la console » devient « Et si nous sortions pour faire du shopping ? »