Ces parents qui jouent les espions

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Il y a ceux qui prônent la rigueur et ceux qui préfèrent le laxisme : chaque parent a sa méthode pour élever ses enfants. Dans tous les cas, mieux vaut privilégier la surveillance à l’espionnage, même si celui-ci est parfois nécessaire…

Parce que vacances riment souvent avec insouciance, les parents ont tendance à lâcher du lest en été. Au mieux, les jeunes, plus libres, franchissent une nouvelle étape sur la voie de l’autonomie et des responsabilités ; au pire, ils en profitent pour faire des rencontres malveillantes et des découvertes, pas toujours légales. D’où l’importance de les guetter de près…

 

L’âge des découvertes

Adolescents - Alcool drogues« Espionner ses enfants ? Quand on commence à s’inquiéter pour eux, oui ! Car, à 16 ans, on veut épater les amis, mais on n’a pas conscience qu’une bêtise peut gâcher une vie ! », avoue Audrey, belle-maman d’une jeune fille en crise. Les adolescents sont en effet les plus vulnérables face aux mauvaises expériences. Pendant les vacances, ils se laissent facilement influencer par leurs nouveaux camarades et, inconscients ou naïfs, commettent ainsi leurs premières incartades : alcool, cigarette, drogue, sexe, vols, mensonges… Il en va du devoir des parents de les prévenir des conséquences de leurs actes. Toutefois, l’interdiction stricte et formelle, tout comme la surveillance excessive, n’est pas non plus une solution puisqu’elle intrigue, frustre et pousse à l’infraction.

Il faut trouver le juste milieu pour anticiper les risques tout en responsabilisant l’enfant. Le but est de l’amener à se rendre compte, par lui-même, de ce qui est bon ou mauvais pour lui. L’adolescence est aussi la période où l’on se cherche, où l’on teste ses capacités et dépasse ses limites, quitte à se mettre en danger. Ainsi, en bord de mer, les casse-cou font les fous sur leur planche de surf et, à la montagne, ils dévalent les chemins escarpés sur leur vélo à toute vitesse. Pour minimiser les chutes, entre autres, il faut sécuriser leur équipement et, si possible, les accompagner.

S’ils refusent l’escorte de leurs parents, il est possible d’engager un animateur ou un guide touristique, voire de se concerter avec d’autres parents pour qu’un adulte soit présent. L’acquisition ou le prêt d’un téléphone portable peut aussi rassurer les mamans poules qui s’inquiètent à tout bout de champ. Les plus angoissés trouveront une solution réconfortante dans l’acquisition d’un système de géolocalisation.